jeudi 8 janvier 2015

Notre histoire (écrit en 2012)

Comme bien des gens, je pensais qu’avoir des enfants, c’était aussi simple que : Cesser de prendre la pilule + attendre un ou deux mois = test de grossesse positif.

Évidemment, la vie n’aura pas été aussi simple pour moi. Eh non, puisque mon mari et moi avons gagné le jackpot des malchances côté fertilité. Moi, j’ai les ovaires polykystiques, et mon mari a un syndrome génétique hyper rare qui entraine des risques de 50% de transmission à l’enfant.

Après environ un an, nous avons bien évidemment constaté que nous étions face à un mur. J’ai donc évalué nos options :
1. clinique de fertilité
2. adoption par banque mixte
3. adoption internationale

À vrai dire, l’option d’adoption internationale a toujours été présente dans mon esprit. D’ailleurs, j’ai le projet d’adopter en Chine depuis la fin de mon primaire. J’ai même fait quelques travaux et poèmes sur l’adoption en Chine au secondaire (bon, j’avais 14 ans, mais c’est quand même touchant de me relire !). Par contre, le « problème » avec cette option est que je n’avais pas 30 ans. Nous avons donc d’abord commencé avec les procédures pour la banque mixte, tout en commençant des traitements de fertilité. Nous avons assisté aux rencontres pour les banques mixtes et avons monté notre dossier. Par contre, après réflexion, nous nous sommes dit que comme première expérience de parent, peut-être que ce serait trop difficile. Non pas l’enfant en soit, mais l’expérience qui vient avec, et la possibilité de voir l’enfant partir après plusieurs mois d’attachement. Bref, nous nous sommes dit qu’on y reviendrait un jour.

Plusieurs mois d’essais en clinique de fertilité plus tard, nous étions toujours dans le négatif, et je commençais sérieusement à me tanner des allers-retours à Montréal. Bien sûr, les traitements de fertilité sont maintenant gratuits au Québec, mais encore faut-il avoir une clinique de fertilité dans notre région, ce que nous n’avons pas. En fait, il y en a une à Ottawa (et nous sommes à Gatineau), mais la RAMQ ne rembourse pas les frais si nous avons accès aux services au Québec… Disons que je n’ai pas mis un X sur tout le processus, mais pour l’instant, je me concentre sur notre beau projet d’adoption.

Il y a quelques années (avant même qu’on commence à essayer), je m’étais inscrite aux listes d’attente de plusieurs agences pour les pays asiatiques, comme je savais qu’il fallait parfois attendre deux ans sur la liste avant de même pouvoir commencer les démarches. J’attendais par contre que mon fameux 30 ans approche réellement pour entamer de vraies démarches. Nos choix se sont arrêtés sur deux pays : Taiwan et Chine. Nous étions les prochains à pouvoir monter notre dossier pour Taiwan, et pour la Chine, nous pouvions commencer aussi dès maintenant. Dans les deux cas, nous allions accepter des enfants avec besoins spéciaux mineurs, donc le choix ne s’est pas fait là-dessus. Nous avons choisi la Chine pour deux raisons : la première parce que c’était mon rêve d’enfance, et le second, parce qu’à Taiwan, ce sont les mères biologiques qui choisissent les parents adoptifs, et nous avions peur de ne pas être choisi.

Bref, nous avons commencé à monter notre dossier. Inutile de vous dire à quel point cette étape est exigeante. Je me sentais vraiment, mais VRAIMENT comme dans la maison qui rend fou du film des 12 travaux d’Astérix. Si vous ne savez pas ce dont je parle, voilà :


Finalement, après quelques mois d’attente avant mon anniversaire de 30 ans, de quête de documents, rencontres d’évaluation psychosociale et tout le reste, nous avons finalement complété notre dossier et il est parti en Chine le 14 août 2012. Nous espérons vraiment pouvoir faire partie de la liste d’août, mais je ne sais pas si la Chine aura complété leurs étapes de leur côté. Tout le processus est assez nébuleux pour nous une fois le dossier déposé, et c’est pourquoi je me suis inscrite à tous les blogs et sites possibles.


Voilà en gros notre histoire. J’avoue que je suis un peu inquiète de ne pas savoir la gravité du « besoin spécial » qui nous attend, mais je me dis que je n’accepterai pas quelque chose avec laquelle je ne suis pas à l’aise. Reste à voir combien de temps d’attente nous allons rencontrer. Nous avons une chambre à coucher vide dans la maison qui n’attend que la confirmation du nouvel occupant… j’espère pouvoir commencer à décorer bientôt !

______


Depuis ce premier texte en 2012, bien des choses ont changées. Nous avons quitté l’agence Parents sans Frontières en septembre 2012 en raison de bris de confiance irréparable. Par respect pour les parents qui sont avec cette agence et pour ceux qui ont adopté avec succès de cette agence, je n’en dirai pas plus.


Ainsi, nous sommes maintenant avec Enfant du Monde. Il s’agit d’une agence qui a une méthode de fonctionnement complètement différente, et qui correspond mieux à mes attentes, disons cela ainsi. Aussi, j’ai la chance d’échanger régulièrement avec Josiane Arsenault-Dubé, la personne responsable des jumelages EBS, et elle est une perle. Juste pour elle, le changement d’agence valait la peine. Par ailleurs, un changement d’agence n’est pas si simple et implique à la fois du temps, certaines évaluations supplémentaires et des coûts assez élevés. Malgré cela, nous sommes très heureux de notre décision. Voilà tout ce que je dirai sur notre changement d’agence.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire